Le ministère de la Justice et des Droits humains ouvre une nouvelle campagne de recrutement destinée à renforcer les ressources humaines des Maisons de justice au Togo. Au total, 20 agents sont recherchés pour accompagner l’extension de ces structures dans quatre localités du pays.
L’appel à candidatures a été lancé par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits humains, Me Pacôme Yawovi Adjourouvi. Les recrutements concernent les Maisons de justice d’Adétikopé, dans la préfecture d’Agoè-Nyivé, de Gléi, dans l’Ogou, de Kouméa, dans la Kozah, et de Nadoba, dans la Kéran.
Les 20 postes sont répartis entre cinq catégories, avec quatre postes pour chaque profil. Il s’agit de médiateurs-conciliateurs, assistants-juristes, secrétaires, agents d’appui et agents d’entretien. Pour les postes de médiateurs-conciliateurs, les candidatures sont notamment ouvertes aux magistrats, greffiers ou officiers de police judiciaire à la retraite, aux avocats ainsi qu’aux anciens préfets à la retraite. Une expérience professionnelle d’au moins 15 ans est exigée.
Les assistants-juristes doivent, pour leur part, être titulaires d’une maîtrise en droit ou d’une licence LMD en droit et justifier d’au moins deux années d’expérience dans l’assistance, l’accueil, l’orientation ou le conseil juridique. Concernant les secrétaires, le profil recherché est celui d’un titulaire d’un BTS en secrétariat de direction, d’une licence professionnelle d’assistant administratif ou d’un diplôme équivalent.
Pour les agents d’appui, le niveau BAC II ou un diplôme équivalent est requis. Les candidats doivent également être capables de conduire une moto. Le recrutement tient également compte des réalités linguistiques propres à chaque localité. La maîtrise de certaines langues locales constitue ainsi un critère important pour les candidats.
À Adétikopé, la connaissance de l’éwé est requise. À Gléi, les candidats doivent maîtriser l’ifè-éwé, tandis que le kabyè est requis à Kouméa. À Nadoba, la maîtrise du ditamari-lamba est demandée. Cette exigence vise notamment à faciliter l’accueil, l’orientation et les échanges avec les populations qui fréquentent les Maisons de justice. Les candidats retenus seront engagés dans le cadre d’un contrat de deux ans renouvelable, avec une prise de fonction immédiate.
Le processus de sélection se déroulera en deux étapes. Il prévoit d’abord l’examen des dossiers de candidature, puis un entretien avec les candidats présélectionnés. Cette phase permettra d’apprécier leurs compétences professionnelles et leurs connaissances dans les domaines concernés.
Les personnes intéressées doivent faire preuve de célérité, puisque la date limite de dépôt des candidatures est fixée au vendredi 11 septembre 2026 à 17 heures. À travers cette opération, le ministère de la Justice entend renforcer les équipes des Maisons de justice et accompagner leur déploiement dans plusieurs localités, afin de rapprocher davantage les services de justice des populations.
