Une importante saisie de cocaïne au port de Dunkerque, dans le nord de la France, met au jour une opération présumée de trafic international de stupéfiants. Près de 3,9 tonnes de cocaïne, réparties en 167 ballots, ont été découvertes dans un conteneur en provenance du Ghana. La valeur de la cargaison est estimée à environ 225 millions d’euros.
La saisie a été effectuée le 7 septembre 2026 par les agents de la Brigade de surveillance extérieure (BSE) des douanes au port de Dunkerque. Lors de l’inspection d’un conteneur en provenance du Ghana, les agents ont découvert la drogue dissimulée au milieu de déchets de plastique recyclé.
Au total, 167 ballots de cocaïne, représentant près de 3,9 tonnes, ont été retrouvés. La valeur de la marchandise sur le marché illicite est estimée à environ 225 millions d’euros. Selon la douane française, la cargaison était destinée à la Belgique, notamment au port d’Anvers.
Une détection menée avec plusieurs moyens de contrôle
Selon la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI), le conteneur a d’abord été marqué par un chien spécialisé dans la détection des stupéfiants, avant de faire l’objet d’un contrôle au scanner mobile à rayons X. La fouille a ensuite permis de découvrir huit sacs contenant les 167 ballots de cocaïne dissimulés dans la cargaison de plastique recyclé.
La drogue saisie a depuis été intégralement détruite, selon les douanes françaises.
L’enquête se poursuit en France
Après la découverte, l’enquête a été confiée aux services spécialisés dans la lutte contre le trafic de stupéfiants afin d’identifier les personnes impliquées dans l’acheminement de la cargaison et de retracer son parcours.
La saisie intervient dans un contexte de forte mobilisation des autorités françaises face à l’utilisation des infrastructures portuaires pour l’acheminement de stupéfiants vers l’Europe.
Le Ghana ouvre à son tour une enquête
L’origine ghanéenne du conteneur a également conduit les autorités du Ghana à ouvrir leurs propres investigations. La Narcotics Control Commission (NACOC) a procédé à plusieurs arrestations afin de déterminer comment la cargaison a pu quitter le territoire ghanéen.
Quatre ressortissants ghanéens ont été présentés devant la Haute Cour d’Accra et placés en détention provisoire. Ils sont poursuivis pour des faits liés à une présumée conspiration en vue d’exporter des stupéfiants et à l’exportation de drogues. Ils ont plaidé non coupables et doivent comparaître de nouveau le 13 octobre 2026.
Dix personnes détenues, dont quatre agents des douanes
L’affaire a également pris une nouvelle dimension au Ghana. Le 17 septembre 2026, le président John Dramani Mahama a réuni les responsables des services de sécurité du pays pour faire le point sur les enquêtes liées au trafic de stupéfiants à travers les ports ghanéens.
Selon le compte rendu officiel de la réunion, dix personnes sont actuellement détenues, dont quatre agents de la division des douanes de la Ghana Revenue Authority (GRA). Les investigations se poursuivent afin de déterminer les responsabilités éventuelles de chacun.
Une task force mise en place
À l’issue de cette réunion, John Dramani Mahama a ordonné la création d’une task force interinstitutionnelle chargée d’élaborer, dans un délai de deux semaines, une feuille de route destinée à renforcer les dispositifs de prévention du trafic de stupéfiants aux frontières et dans les ports du Ghana.
Cette affaire, qui implique des acteurs et des infrastructures situés dans plusieurs pays, fait désormais l’objet d’investigations coordonnées entre les autorités françaises et ghanéennes. Les enquêteurs cherchent notamment à établir comment la cargaison a quitté le Ghana et à identifier l’ensemble des personnes susceptibles d’être liées à son acheminement.
Les investigations restent en cours et les responsabilités individuelles devront être établies par les autorités judiciaires compétentes.
