Une importante saisie de produits pharmaceutiques prohibés a été réalisée par les services des douanes du Burkina Faso. 150 000 comprimés de tapentadol, dissimulés sous une cargaison de clinker, ont été découverts à bord d’un camion immatriculé au Togo. L’opération a été présentée à la presse à Ouagadougou le mercredi 14 octobre 2026 par le directeur général des Douanes burkinabè, l’inspecteur divisionnaire Yves Kafando.
Au cœur de cette affaire figure Lamboni Lorimpo, un chauffeur de nationalité togolaise, qui conduisait le camion. Selon les informations communiquées, le véhicule avait été chargé à Dapaong, dans le nord du Togo, avant de prendre la direction de la Côte d’Ivoire. Le chauffeur affirme que les colis lui avaient été présentés comme des boissons en sachet et qu’il devait percevoir 75 000 FCFA pour effectuer le transport.
La cargaison suspecte était soigneusement dissimulée sous le clinker. Les douaniers ont découvert 11 colis contenant au total 15 000 plaquettes, soit 150 000 comprimés de tapentadol dosés à 250 mg. La valeur marchande de la saisie est estimée par les autorités douanières à 295 180 650 FCFA.
D’après les déclarations rapportées, le chauffeur soutient qu’il n’avait pas vérifié le contenu des colis avant leur chargement. Il aurait découvert leur véritable nature lors du contrôle effectué par les agents. Une version qui devra désormais être confrontée aux éléments de l’enquête.
L’affaire implique également Koara Issa, présenté comme le propriétaire de la marchandise. Celui-ci aurait reconnu être le propriétaire des produits et indiqué qu’ils étaient destinés à être écoulés sur des sites d’orpaillage en Côte d’Ivoire. Après la découverte des comprimés, il aurait proposé 2,5 millions de FCFA aux douaniers afin de récupérer la marchandise et poursuivre le trajet. Les agents ont refusé cette proposition.
Le directeur général des Douanes burkinabè, Yves Kafando, a dénoncé cette opération de trafic et mis en garde les acteurs impliqués dans l’introduction de produits interdits sur le territoire. La saisie intervient dans un contexte où les autorités burkinabè renforcent les contrôles sur les axes de transit et les cargaisons de marchandises.
Cette affaire met également en lumière la vulnérabilité des grands axes commerciaux reliant le Togo, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, notamment pour les camions transportant des marchandises en transit. Les autorités poursuivent les investigations afin de déterminer l’origine exacte des comprimés, les différents acteurs impliqués et leur destination finale.
À ce stade, les informations disponibles font état de l’interpellation du chauffeur togolais et du propriétaire présumé de la marchandise. La responsabilité pénale de chacun devra toutefois être déterminée par la justice.
Lire le rapport détaillé de l’affaire sur Koaci
